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11.05.12 14:57 Il y a: 6 yrs

SEMAINE ANTICOLONIALE, PARIS, 23 février - 11 mars 2012

Categorie: Actus STC, Actus PSNSE Actus STC

Auteur : STC

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COMPTE-RENDU ET PROPOSITIONS DU STC

SEMAINE ANTICOLONIALE

23 février - 11 mars 2012

PARIS

 

Les 4 et 5 mars 2012, des organisations syndicales de la PSNSE se sont rencontrées à Paris dans le cadre de la « semaine anticoloniale et antiraciste ». 

Etaient présents : LAB, SLB, STC, UTG et USTKE.

L’UGTG, empêchée, a envoyé un message.

Le SAVT, sollicité au dernier moment, et l’ UGTM n’ont pu se déplacer.

Les autres syndicats de la Plateforme n’ont pas eu l’information.

 

La « semaine anticoloniale » est la réponse donnée à la loi du 23 février 2005 portant sur « l’apport positif de la colonisation », par un réseau constitué autour d’une charte appelant à « sortir du colonialisme » et d’un site Internet : http://anticolonial.net

 

Ce réseau s’est fait connaître et s’est largement développé (voir la liste des partenaires associatifs, mouvements politiques, municipalités, institutionnels, médias… sur le site), notamment en organisant une « semaine anticoloniale » afin de « sortir de la guerre des mémoires » et de « permettre une mémoire partagée par tous, permettant à chacun de se retrouver dans notre histoire commune ».

 

La semaine présente un programme de conférences, débats, colloques, rencontres, forums, projections de films, spectacles, concerts… qui s’est enrichi au fil des années, puisque le principe est que tout organisme peut entrer dans la semaine comme organisateur en proposant une contribution propre. Au point que, cette année,  la semaine est devenue une « quinzaine » !

 

À l’initiative du représentant de l’USTKE à Paris, des syndicats de la PSNSE ont participé à une réunion publique présentée comme « l’Assemblée des peuples colonisés par la France, en présence d’associations des peuples d’outre-Mer ». L’apport fondamental, au sens propre du terme, de nos syndicats à ce genre de manifestation a clairement été exposé dans leurs interventions par le SLB, LAB et le STC, et tout particulièrement par l’UTG grâce à la présence des représentants de deux associations sensées agir en Guyane.

 

En effet, le combat anticolonialiste est consubstantiel de notre lutte pour la libération sociale et la libération nationale de nos peuples : nos syndicats en deviennent le point d’appui, la référence indispensable, en donnant un contenu social à une lutte qui, sinon, se cantonne, comme nous l’avons vu à propos de la Guyane, à son aspect historique dépassé, antiraciste ou simplement démocratique.

 

Domination capitaliste des nations historiques et domination coloniale des peuples sont les deux faces d’une même médaille : le capitalisme arrivé à son stade suprême, l’impérialisme. En se constituant, il a établi des frontières afin de réserver sa part de marché à la bourgeoisie en construction. Pour cela, il a consacré la domination d’une classe qui s’est autoproclamée « peuple », au détriment des nations historiques présentes sur « son » territoire, afin d’instituer son Etat-nation.

 

En se développant au niveau mondial, mettant en coupe réglée les peuples et les ressources naturelles, il tend à abolir ces mêmes frontières afin de consacrer, au nom de la « concurrence libre et non faussée », la domination à outrance de la finance dont le FMI et la Banque mondiale forment l’état-major.

 

La « Crise » dont politiques et médias nous bassinent tous les jours n’est pas une catastrophe naturelle inévitable ; elle n’est que l’éclatement des contradictions internes d’un système économique et social arrivé en bout de course : chômage de masse, précarité, baisse des salaires, privatisations, remise en cause de toutes les conquêtes sociales, austérité... tel est le programme imposé à tous les travailleurs, à toutes les classes populaires, à tous les peuples.

 

Nos syndicats se retrouvent au cœur de cette problématique : en aidant les travailleurs à se défendre, à préserver leurs conquêtes sociales, à revendiquer un avenir pour la jeunesse, ils ouvrent la voie à la résistance de l’ensemble des classes populaires, ils construisent la solidarité qui permettra de refonder un pacte social basé sur l’égalité en droit des individus et la fraternité des peuples libres.

 

Chacun de nos syndicats tente de traduire cette orientation dans sa pratique, en fonction de conditions historiques, sociales, culturelles spécifiques. Aucun « mode d’emploi » ne lui évitera de s’y confronter par lui-même, sans modèle à appliquer. En même temps, chacun a à apprendre de l’expérience des autres, de leur façon de comprendre une situation et d’y faire face. C’est pourquoi il nous faut développer les discussions entre nous

 

La Plateforme ne peut se réduire, après une assemblée générale, à attendre la prochaine assemblée générale. Chacun en convient. Son rôle irremplaçable est de pouvoir organiser les rencontres entre organisations se confrontant consciemment à un axe inédit de la lutte des classes : lier la lutte sociale à la libération nationale, permettant ainsi de donner toute sa signification à la  dimension anticoloniale de ce combat. Seule la Plateforme peut permettre la confrontation des réflexions et des expériences sur ce sujet.

 

C’est pourquoi, tirant le bilan des discussions avant, pendant, après, la réunion publique de la semaine anticoloniale, le STC propose :

 

-         que la PSNSE participe activement à la prochaine semaine anticoloniale : décision à prendre lors d’une prochaine AG extraordinaire  (pourquoi pas à l’occasion du prochain congrès de LAB ?) ;

 

-         que la Commission permanente soit mandatée pour définir précisément et organiser les initiatives retenues au cours de ses prochaines réunions ;

 

-         Que ces initiatives se déroulent en Corse en 2014.

 

Pour le STC

Jean BRIGNOLE, secrétaire général                                 

 

LAB a répondu au STC qu'il n' était pas souhaitable d'organiser cette assemblée générale extraordinaire dans le cadre de son congrès. 

Nous espérons cependant que les syndicats de la PSNSE présents trouveront un moment pour se rencontrer afin de discuter de ces propositions et d'envisager cette AG très rapidement.

 

 

 


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