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21.07.10 10:44 Il y a: 7 yrs

IX° congrès : motion d'orientation générale

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Votée à l'unanimité, U Borgu, 13 juin 2010

IXe CONGRES DU STC

MOTION D’ORIENTATION GENERALE

 

FÀ POPULU ! FÀ NAZIONE !

CONSTRUIRE LE PEUPLE ! CONSTRUIRE LA NATION !

 

Au fil de ses congrès, le STC a établi les principes fondamentaux qui lui ont permis de s’affirmer et de devenir ainsi le premier syndicat de Corse, dans le privé comme dans le public.

Résumons :

-          un syndicat de classe c’est-à-dire qui défend les intérêts des salariés ;

-          un syndicat indépendant structurellement de tout parti politique ;

-          un syndicat qui lutte contre la nature capitaliste de la mondialisation et ses conséquences ;

-          un syndicat qui associe de manière indissoluble et complémentaire les deux dimensions, sociale et nationale, de la lutte du peuple corse pour affirmer son droit à l’autodétermination.

 

Aujourd’hui ces principes sont largement partagés dans le syndicat ; nul ne songe à les remettre en cause. La « seule » question qui se pose est de savoir comment, tous ensemble, nous allons les concrétiser d’une manière toujours plus efficace, et dans nos luttes, et dans nos pratiques quotidiennes.

C’est l’objet du prochain congrès : de la discussion sur la définition de ces principes, leur affirmation, leur interprétation, les conséquences induites selon les uns et les autres, nous devons passer à la mise en place commune d’une orientation déterminée, cohérente et partagée, au travers de mesures d’organisation contrôlées.

 

UNE ORIENTATION : FÀ POPULU ! FÀ NAZIONE !

 

Si notre syndicat est indépendant des partis politiques, il n’est pas, nous l’avons maintes fois déclaré, apolitique. C’est dire qu’il ne conçoit pas la défense des intérêts des travailleurs en dehors des conditions d’existence de la société tout entière.

Syndicat nationaliste, il prend en compte les conditions d’existence du peuple corse en tant que peuple : la langue, la terre, le développement, la solidarité entre les catégories sociales populaires, le droit de choisir librement son avenir y compris institutionnel, la solidarité avec tous ceux qui partagent ce combat et particulièrement avec les prisonniers politiques…

Syndicat de travailleurs, il place au centre de la société les conditions faites au travail (statuts stables, salaires justes, utilité sociale…), donc aux travailleurs en général (conditions de travail, évolutions de carrières, conditions de vie, retraites… qu’il défend et défendra en toutes circonstances).

Il s’agit pour nous, très concrètement, de traduire au compte du peuple corse tout entier la nature d’organisation « sociopolitique » (cf. dernier congrès) du syndicat, qui doit aider les travailleurs à jouer leur rôle de fer de lance et de pivot au service de la (re)construction de la société corse sur de nouvelles bases.

 

Fà Populu ! Fà Nazione ! Si le peuple corse existe bel et bien (seule la Constitution française l’ignore encore), il reste à construire comme « sujet politique ». Nous ne prétendons pas le faire à nous tout seul, mais y contribuer de manière décisive. C’est tout le sens que nous donnons depuis la création du STC à la stratégie d’autodétermination définie comme étant un processus dans lequel nous devons aider le peuple à défaire les liens multiples de dépendance qui en font un peuple dominé, colonisé, nié dans son existence par l’Etat-nation français et contribuer à ce qu’il se reconnaisse comme peuple, s’affirme en tant que tel sur tous les plans et décide librement de son avenir, quel qu’il soit.

Cette orientation s’inscrivant dans la « stratégie des contre-pouvoirs » était reprise, adaptée sur d’autres terrains par d’autres organisations en phase de construction elles-mêmes, l’objectif étant d’occuper l’ensemble des champs exprimant la diversité sociologique corse… L’action du syndicat apportait un contenu social, indispensable à nos yeux, au processus de lutte de libération nationale du peuple corse.

Aujourd'hui, la plupart des organisations qui se sont construites dans cette stratégie des contre-pouvoirs n’existent plus ou n’y font plus référence. Pour ceux qui continuent à s'y référer, la lutte de libération nationale a pris d'autres formes et d'autres contenus : chacun y contribue à sa façon, sur son terrain. Prenant acte de ces évolutions, le syndicat poursuit dans son orientation : creuser, par la lutte de libération sociale, les « fondations » indispensables à la lutte de libération nationale du peuple corse, de manière à aboutir au vrai choix d'une société en construction, quelle que soit la forme institutionnelle que le peuple choisira librement.

 

Fà Populu ! Fà Nazione ! Il ne s’agit pas de vouloir faire « LE » peuple ou « LA » nation à nous tout seul mais d’affirmer que notre pratique consciente veut (doit) y contribuer. En fait, ce mot d’ordre renvoie à la multitude de liens de solidarités portés par l’action syndicale et qui contribuent à fabriquer du lien social…

Un salarié est d’abord un salarié, mais quand il se bat pour préserver son emploi, pour améliorer son salaire, son combat concerne directement ou indirectement d’autres couches de la population, car il est aussi un consommateur, un locataire, un patient, un usager... Il fait vivre une famille mais aussi tout un réseau de services, publics et privés ; on s’en aperçoit lorsqu’une entreprise ou un service public ferme, entraînant dans le déclin le territoire dans lequel il s’insère. Chez nous, les services publics (école, poste…) permettent encore de maintenir en vie notre espace rural : un lien de solidarité les relie tout naturellement aux éleveurs, agriculteurs, artisans, professions libérales, retraités

 

Le STC, UN SYNDICAT DE CLASSE

 

Cette caractéristique, établie clairement lors du IIe congrès, n’est en rien contradictoire avec ce qui précède ; au contraire, c’est ce qui lui donne tout son sens.

Revenons brièvement sur la structuration sociologique de notre peuple, issue de son histoire et notamment de sa relation au processus d’ « industrialisation ». Ce processus ici n’a rien à voir avec ce qui s’est passé en France puisqu’il n’y a pas eu chez nous de véritable développement industriel. La conséquence en a été l’apparition, dans une société essentiellement rurale, de ce que l’on pourrait appeler un « prolétariat » composé de deux éléments complémentaires et solidaires, d’une part les petits propriétaires terriens, d’autre part les employés de ce même secteur d’activité : ouvriers agricoles, journaliers, bergers, petits paysans.

Dans les villes, se formaient les couches populaires, des ouvriers aux petits commerçants, où se retrouvaient une multitude de petits marchands en tous genres, vendeurs à la criée sur les marchés, manutentionnaires, dockers, constituant ce que l’on peut identifier comme les « masses laborieuses ». Il en ressort que dans le type de formation sociale telle que la nôtre, le découpage sociologique n’est pas aussi tranché qu’ailleurs, ou plus précisément que le curseur des différences, pour des raisons y compris culturelles, se place sur des repères qui lui sont spécifiques.

Pouvons-nous ignorer cette réalité profonde ? Pouvons-nous, dotés d’une vision étriquée produite par une idéologie pensée par d’autres et pour d’autres, tracer des frontières hermétiques entre chômeurs et ouvriers, salariés et petits artisans ? Pour notre part, nous mesurons la transversalité qui existe de facto entre les différentes catégories qui composent le petit peuple, chômeurs, salariés, employés d’une part, petits artisans, petits agriculteurs, petits commerçants, patrons pêcheurs, de l’autre...

Les écarts de condition se resserrent et tendent même à disparaître de par la paupérisation dans laquelle précaires et classes moyennes sont précipités par la double domination dont ils sont victimes, celle liée au capitalisme et à sa crise, et celle liée aux chaînes du colonialisme spoliateur.

Nous ne pouvons confondre la domination du capitalisme et de ses instruments, OMC, FMI, CAC 40, gouvernements de connivence avec les banques ou cooptés par elles et les multinationales... et le sort de ceux de nos compatriotes qui, détenteurs d’un peu de biens ou de petits moyens de productions, tentent de s’en sortir. Mais le STC sera toujours là pour défendre les salariés, les précaires, les exploités… car nous voulons une transformation profonde de la société, supprimer l’exploitation capitaliste et construire une société juste et solidaire excluant toute forme de soumission et d'oppression (cf. congrès de 1985 et suivants).

La prise de conscience de cette dimension doit devenir systématique. Elle nous renvoie à la construction concrète d’un peuple concret, au travers de nos pratiques quotidiennes de syndicalistes en prise avec la réalité d’aujourd’hui.                      

Elle suppose la généralisation de certaines pratiques et des mesures d’organisation maîtrisées.

 

DES PRATIQUES À GENERALISER (s’ouvrir aux autres acteurs)

 

Lors du conflit des marins contre la direction SNCM-Veolia, en octobre 2009, le secteur maritime STC a su éviter les pièges de la division, de l’isolement et de la désinformation en prenant à témoin directement les organisations des catégories victimes collatérales du conflit : les représentants de la CCI de Bastia-Haute-Corse, du Medef de Corse et des Transporteurs.

En agissant ainsi, le STC a su prouver qu’il n’avait rien à cacher et qu’il se battait pour défendre l’intérêt collectif ; il a su montrer clairement qui était le véritable responsable du conflit. Il a su démontrer qu’il connaît parfaitement la société corse parce qu’il en est issu et qu’il en est solidaire. Une fois de plus il a su en tenir compte, contrairement à la CGT de la SNCM qui donne trop souvent l’impression de mener ses combats, si justifiés soient-ils, contre la Corse entière, y compris contre ceux qui devraient être les principaux soutiens des marins dans la défense du service public, les usagers.

À la SNCM :

La méthode avait déjà porté ses fruits, en 2004, dans le conflit mené par la section STC de la SNCM sur une des revendications fondamentales de notre syndicat dès son premier congrès, qu’il nous faut sans cesse rappeler et aborder en fonction des conditions concrètes rencontrées, celui de la corsisation des emplois.

Après avoir constaté que moins de 27% des salariés de l’entreprise avait sa résidence en Corse, la section se mobilisait sur la revendication d’un rattrapage historique par le  rééquilibrage des emplois dans la compagnie. Après 15 jours de blocage, durant lesquels les marins ont su déjouer les tentatives d’isolement, et 17 heures de négociation menée publiquement dans les locaux de la CCI de Haute Corse devant les élus consulaires, des élus de la mairie de Bastia, des journalistes, des passagers bloqués et même de simples citoyens présents par simple curiosité, la direction de la SNCM signe l’accord du 5 mars, par lequel elle s’engage à  « rééquilibrer les recrutements de navigants résidants en Corse par rapport aux autres régions ». Malgré les déclarations intempestives d’un Devedjian, qui voyait dans cet accord les relents racistes des heures sombres de l’Histoire de France ( !), et l’étude commandée par le Premier ministre de l’époque, Raffarin, le contenu de l’accord a été validé juridiquement.

Autre point de cet accord à signaler : la mise en place d’une plate-forme d’approvisionnement en Corse (point 9) et la participation d’une commission de suivi sous l’égide de la CTC (point 10). En effet, les problèmes des marins concernent l’ensemble des Corses !

 

À Pôle Emploi :

De même, dans son combat contre la direction de Pôle emploi, la section STC a su gagner le soutien de l’opinion publique contre les pratiques d’un « management » ultralibéral, directement commandité par la politique de privatisation des services publics menée par le gouvernement. Au-delà de la sympathie pour les victimes de brimades, l’enjeu de cette affaire a été de donner un point d’appui pour comprendre la réalité vivante de cette politique et ses conséquences sociales sur l’ensemble de la population. C’est pourquoi les salariés sont sortis victorieux malgré les soutiens jusqu’au plus haut de l’Etat de la direction.

N’oublions surtout pas que la crise traversée par le capitalisme se répercute sur l’ensemble de la société : toutes les couches populaires en sont victimes, même si les travailleurs sont en première ligne ; le rôle du syndicat est de les aider à prendre la tête de mobilisations qui posent le problème au niveau adéquat.

Pas de malentendu : nous parlons bien du syndicat ; il agit comme syndicat et non comme un parti politique ; il joue son rôle à partir du combat quotidien mené en défense des intérêts des travailleurs qui deviennent le noyau autour duquel s’ordonne une vraie cohésion sociale, bâtie sur des valeurs partagées, et qui débouche sur un choix de société.

 

POUR DES ETATS GENERAUX :

Nous jugeons capitale la mise en place d'Etats généraux par secteurs d'activité, en fonction de priorités établies par la CE. Ces derniers doivent être autant d'outils, de points d’appui, au service des travailleurs ainsi que de toutes les couches populaires.

Nous devons, au travers de ces Etats généraux, et parce que tel est notre choix, chercher à convaincre et non à contraindre. Pour ce faire, il s'agit, sans crainte mais avec courage, sans arrogance  mais avec humilité, d'inviter au débat contradictoire toutes celles et ceux qui veulent que la Corse prenne sa place dans son temps et dans la modernité.

Nous pourrons de ce fait, dans des secteurs tels que, par exemple, la santé, l'éducation, les transports et autres, mettre en avant notre expérience de la connaissance technique et politique des sujets abordés.

Ces démarches nous permettront de faire la démonstration qu'il est ici possible de construire, d'innover, d'être imaginatifs pour mieux concrétiser nos projets.

Il s'agit, pour nous, de faire prendre à notre peuple le chemin de l'émancipation, qui doit nécessairement rompre avec des schémas pensés par d'autres que par lui, pour d'autres que pour lui.

 

DES MESURES D’ORGANISATION (s’ouvrir à nous-mêmes)

De par le fonctionnement interne :

Là encore rien de nouveau. Sauf qu’il nous faut passer à la réalisation concrète systématique.

Au niveau des mesures d’organisation, l’exemple du secteur Fonction publique hospitalière prouve que la construction effective de ce niveau d’organisation relève du volontarisme militant et qu’il est étroitement lié au développement de l’action revendicative elle-même

C’est pourquoi nous devons adopter le principe suivant : tous les secteurs représentés au sein de la Commission exécutive doivent exister réellement, au travers de mesures d’organisation et d’une activité réelle (rappelons que, selon nos statuts, le « secteur » regroupe les sections au plan national d’une activité économique donnée).

La prochaine Commission exécutive, sous l’impulsion du nouveau secrétaire général, sera particulièrement attentive à l’application stricte des mesures prévues dans les statuts. Le point sera fait régulièrement et au bout d’un temps suffisants fixé en CE le secteur qui n’existerait pas réellement sera supprimé de l’organigramme.

Ce point doit être étendu au fonctionnement de la CE dans son ensemble : tout postulant à un secrétariat national s’engage à accomplir les tâches dont il a pris la charge et à en rendre compte. « Prendre en charge » et « rendre compte » cela suppose une activité concrète et des comptes rendus oraux et/ou écrits, des objectifs, des bilans, etc. Le respect de ces dispositions concerne tout le monde, chacun(e) doit se sentir responsable de leur bonne application dans un esprit de solidarité et d’entraide.

En ce qui concerne les adhésions, rappelons le point suivant : « adhérer » signifie se déclarer en accord avec la nature et les objectifs du syndicat, tels qu’ils figurent dans ses statuts. Cela sous entend que ces statuts doivent être présentés, discutés et approuvés dans le processus d’adhésion, tel que cela est prévu dans ces statuts eux-mêmes. Cet effort repose sur la volonté de tous, à tous les niveaux du syndicat ; la formation doit également jouer son rôle et des sessions spéciales « nouveaux adhérent(e)s » doivent être organisées, au niveau le plus adéquat, la section, l’UL ou le secteur, en fonction des situations. Insistons sur le fait qu’il n’est pas systématiquement obligatoire pour quelqu’un qui désire être défendu par le syndicat d’adhérer au syndicat, sauf en ce qui concerne la défense d’un salarié devant le tribunal des prud’hommes qui relève de l’article D/1 des statuts du syndicat.

Le cas d’un travailleur « isolé », là où n’existe pas de section syndicale constituée, est pris en charge immédiatement, lorsque c’est possible, par les permanents du syndicat ; l’adhésion elle-même peut intervenir plus tard en fonction de la pertinence et de l’intérêt de la démarche, le soutien ou la reconnaissance envers le syndicat pouvant s’exprimer de différentes manières mais pas forcément par une adhésion qui ne serait que formelle.

Lorsqu’une section existe, le cas du salarié demandeur est automatiquement transmise à celle-ci afin d’éviter les interférences entre permanents et délégués de section.

Pour jouer son rôle, le syndicat doit pouvoir s’appuyer sur tous les organes, tous les rouages, tels que définis dans ses statuts. Comme pour toutes les organisations, ces statuts tendent à définir un mode de fonctionnement idéal qu’il est rare d’atteindre. Raison de plus pour s’y atteler. D’autant que nous le savons pertinemment : si la question n’est pas technique, la réponse ne relève d’aucun bouton sur lequel il suffirait d’appuyer !

La réponse dépend de chacun d’entre nous, individuellement et collectivement. L’enjeu est de toujours mieux approcher nos objectifs en utilisant plus efficacement l’arsenal dont disposons.

Et qui se résume en un seul mot : l’organisation.

 

Sulidarità cù i sindicalisti :

Depuis plusieurs années, un phénomène prend une ampleur inquiétante : la répression contre les syndicalistes à travers le monde entier mais aussi en France, (USTKE, CONTI, STC, LAB, UGTG…). Soyons persuadés que ce phénomène ne fera qu’empirer dans l’avenir et qu’il nous faut mettre en œuvre une riposte à la hauteur de l’agression faite aux travailleurs.

Nous-mêmes STC avons eu à subir les foudres des pouvoirs politique et judiciaire : emprisonnement de notre secrétaire général en 1998 , affaire du PAOLI en septembre 2005 suivie du procès en 2009 et son prolongement à venir en juillet 2010 par la comparution de Félix DAGREGORIO devant le tribunal correctionnel pour refus de donner son ADN après sa condamnation.

Cette façon de régler les problèmes sociaux par le biais judiciaire (poursuites, condamnation, prise d’ADN,…) doit être combattue par l’ensemble des démocrates avec la plus grande détermination.

Dans le monde dans lequel nous vivons, nous le savons tous, la stratégie syndicale, si elle se veut revendicative, dynamique, doit quelques fois user de tous les moyens en sa possession, y compris ceux considérés par l’Etat comme « illégaux », afin de faire valoir le droit des salariés quel que soit l’endroit où ils se trouvent et l’entreprise dans laquelle ils travaillent.

Fort de ce constat, nous ne pouvons nous contenter de crier à l’injustice sociale, nous devons nous doter des moyens de la solidarité.

LA SOLIDARITE NE SE DECRETE PAS, ELLE SE CONSTRUIT JOUR APRES JOUR !

 

Première des solidarités : la solidarité des adhérents du syndicat entre eux.

Cette solidarité doit être permanente, c’est-à-dire à chaque moment de la vie du syndicat, lors des réunions statutaires, CN, CE, UL, lors des conflits sociaux.

 

La force de notre syndicat doit résider dans une capacité plus soutenue d’être à l’écoute de nos adhérents et de leurs besoins, c'est-à-dire de l’implication du plus grand nombre dans la  bonne marche de l’organisation. Ce rôle ne doit pas être réservé aux seuls permanents ou membres de la Commission exécutive, c’est l’ensemble du syndicat qui doit se mobiliser. Servons nous pleinement de nos statuts !

L’Union Locale est le lieu privilégié de la solidarité permanente et réactive.

Par sa périodicité, et sa proximité, elle doit favoriser la participation des adhérents aux choix tactiques, à l’épanouissement du débat démocratique au plus près du terrain, à la transmission de l’information : il faut que chaque adhérent puisse se reconnaître dans la stratégie du syndicat et y jouer pleinement son rôle.

La Commission Exécutive: la périodicité de ses réunions doit être respectée, mais elle se doit d’être encore plus réactive. Lorsque le besoin s’en fait sentir, il faut très rapidement en prendre la mesure et déclencher une, voire plusieurs réunions de CE si nécessaire, et faire redescendre l’information au plus près du terrain par l’intermédiaire de l’échelon horizontal qu’est l’UL. Il n’y a que comme cela que nous pourrons être encore plus performants et répondre aux attentes de nos adhérents et aux enjeux  de société.

Deuxième solidarité : la solidarité du syndicat envers d’autres syndicalistes ou d’autres organisations syndicales.

La mise en place d’un Pôle relations extérieures participe de cette stratégie afin de répondre au devoir de solidarité envers tous les syndicalistes à travers le monde, et en particulier les syndicalistes partie prenante de la Plateforme des syndicats des Nations sans Etat.

Ce pôle, réuni autour du Secrétaire national chargé des relations extérieures, devra se doter des moyens de ses ambitions. Un point sera fait rapidement après le congrès sur la démarche citée plus haut.

Voilà donc le programme du syndicat pour les quatre ans à venir. En s’y attelant avec esprit de corps et responsabilité, nous contribuerons à la mise au point de l’outil indispensable aux travailleurs pour permettre au peuple corse de s’affirmer en tant que tel et construire ainsi, par lui-même, pour lui-même, sa propre libération sociale et nationale.

 

Motion votée à l’unanimité par le IXème congrès du STC

U Borgu, 12 et 13 juin 2010

 


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